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La "nouvelle" police libyenne prête à sévir...
lundi 4 février 2013
Les autorités libyennes ont mis leurs services de sécurité en état d’alerte afin d’empêcher tout débordement à l’occasion des festivités commémorant l’anniversaire de "la révolution du 17 février". Deux ans après la dite "révolution" qui a renversé Mouammar Kadhafi, les appels à manifester le 15 février se multiplient, certains allant jusqu’à réclamer une "deuxième révolution". Un tract circulant à Tripoli appelle ainsi à un "soulèvement populaire" et à la "désobéissance civile", pour "faire tomber le régime", encourageant les Libyens à faire des réserves de nourriture et de carburant, en prévision d’une paralysie du pays à partir du 15 février.
"Les appels à manifester sont justifiés par une accumulation de problèmes", a déclaré à l’AFP Mohamed al-Mufti ancien prisonnier politique invoquant l’inflation, le coût de la vie et le chômage élevé chez les jeunes. Ce mouvement a aussi des motivations politiques avec des revendications portant sur le fédéralisme et la contestation des décisions et des choix de l’Assemblée et du gouvernement", a-t-il ajouté. Pour Zahia Attia, militante politique, "il s’agira de sit-in et de marches de protestation pacifiques pour dénoncer l’échec de l’Assemblée nationale à réaliser des avancées dans des dossiers tels que la réconciliation nationale, la répartition des ressources, (...) et la rédaction d’une Constitution".
Des responsables et plusieurs organisations, dont des groupes islamistes, accusent des fidèles de l’ancien régime d’être derrière ces appels à manifester destinés, selon eux, "à semer le désordre et à perpétuer l’instabilité dans le pays". Mais pour Hadj Ahmed Mouldi, 54 ans, technicien informatique à Tripoli, les Libyens vont se mobiliser car "16 mois après la chute de Kadhafi, rien n’a changé et les différents gouvernements n’ont réussi ni à établir la sécurité, ni à restaurer l’autorité de l’Etat".
DJ (avec Assawra)
Rouge Midi