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conférence de l’architecte Henri Gaudin

mardi 5 avril 2005

LA FIN DES CERTITUDES

Jeudi 7 avril Dissolution de l’espace : la perte du lieu commun
à l’Hôtel du Département des Bouches-du-Rhône

En résumé

Habiter consiste à nous rendre le monde familier. La primauté de la sphère privée, une conception autarcique de l’édifice, sont autant de propositions tendant à miner la vie en commun, à rompre les liens sociaux et à vouer l’espace à sa perte. Peut-on faire l’impasse de la visibilité de la démocratie ?

La conférence

Porteuses de nombreuses angoisses, nos villes du futur, devraient être l’objet de toutes les attentions. Parmi les nombreux professionnels de la ville, urbanistes, architectes, politiques, qui se demandent comment les humaniser, Henri Gaudin, l’un des grands architectes français contemporains, insiste sur la nécessité de penser autrement le contexte et l’environnement de l’œuvre architecturale.

Henri Gaudin est une figure majeure de l’architecture en France. Tout son parcours participe d’une recherche, certes architecturale, mais également spirituelle, intellectuelle et, proprement, politique. En articulation constante avec les autres champs scientifiques, sociaux, philosophiques, artistiques…, ses réflexions et son travail s’attachent à privilégier la relation entre l’espace privé et l’espace public, entre l’individu et le citoyen.

Grand prix d’architecture en 1989 (distinction qu’il refuse) et grande médaille d’or de l’Académie d’architecture en 1994, Henri Gaudin a reçu l’Équerre d’argent en 1986 pour l’ensemble des logements sociaux d’Évry-Courcouronnes et en 1994 pour le stade Charléty qu’il a réalisé avec Bruno Gaudin.

Considérations sur l’espace, éditions du Rocher, 2003

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