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Le plan de "paix" pour Gaza et l’impunité des soldats franco-israéliens

lundi 24 novembre 2025

Le plan de paix pour Gaza : une tutelle coloniale travestie ; un projet de dépossession qui appelle à une insoumission politique totale !

On voudrait nous faire croire que ce « plan de paix » représente une avancée historique. Mais ce texte n’est pas un plan de paix : c’est un plan de contrôle. Un mécanisme sophistiqué destiné à figer un peuple dans la dépendance, à masquer sous des termes technocratiques la perpétuation d’un système de domination vieux de 76 ans.
Ce dispositif repose sur la création d’une Force Internationale de Stabilisation, un appareil armé mandaté pour surveiller, filtrer, contraindre, décider. Une structure qui s’arrogerait le droit de déterminer qui entre, qui sort, qui gouverne, qui construit , une force façonnée non pour protéger les Palestiniens, mais pour administrer leur captivité politique sous un drapeau onusien.
À cela s’ajoute une autorité transitoire non élue, dont la simple existence incarne une négation pure et simple du peuple palestinien. Une administration étrangère pour diriger un territoire, imposer des politiques, contrôler la reconstruction et superviser les institutions :
c’est la colonisation qui se réinvente en gestion internationale, la dépossession qui s’habille en « transition démocratique ».

On retire aux Palestiniens la parole, le pouvoir, la maîtrise de leur destin. On leur offre en échange des promesses, des comités, des rapports, des échéances sans lendemain.
C’est un modèle qui n’a qu’un objectif : maintenir le peuple palestinien dans un cadre politique où il ne peut jamais devenir pleinement souverain.
Ce plan n’est pas seulement insuffisant : il est politiquement toxique. Il n’offre aucune garantie sur la fin de l’occupation, aucune protection contre la colonisation, aucune reconnaissance du droit national palestinien.
 On exige la démilitarisation immédiate et unilatérale, mais on refuse la souveraineté.
 On impose des obligations, mais on transforme les droits en illusions.
Cette opération, présentée comme rationnelle et pragmatique, est en réalité un acte de dépossession modernisée. Elle transforme Gaza en laboratoire de gestion coloniale sous supervision internationale.
Et pourtant, on voudrait que les Palestiniens se taisent, qu’ils acceptent, qu’ils remercient même. Mais un peuple n’abdique pas ses droits parce qu’un accord lui ordonne de renoncer.

Un peuple n’est pas tenu de se plier à une architecture internationale qui nie sa dignité. Un peuple n’est pas condamné à s’incliner devant une tutelle imposée.
Le peuple palestinien n’est pas une population à administrer c’est un sujet politique, un acteur historique, un peuple en lutte pour sa liberté.
Et face à un tel plan, la seule réponse légitime est une insoumission politique absolue :
une affirmation de droits, de mémoire, de souveraineté, de dignité non négociables, non conditionnels, non subordonnés à des impératifs extérieurs.
La paix réelle ne naîtra jamais de structures imposées par ceux qui veulent surtout stabiliser l’injustice. Elle émergera d’une rupture fondamentale avec la logique coloniale qui écrase la vie palestinienne depuis 1948.

La seule voie politique digne consiste à exiger :
 la souveraineté pleine, non négociable, du peuple palestinien ;
 la fin immédiate de l’occupation et de la colonisation ;
 l’égalité réelle des droits et la fin de toute forme de ségrégation ;
 la justice, la réparation, la reconnaissance du peuple palestinien comme acteur politique à part entière.

Le plan de paix 2025 n’est pas une solution :
c’est un instrument de domination. Un piège diplomatique. Un mécanisme de dépossession politique. Il n’ouvre pas la voie à la paix il prépare la perpétuation de l’injustice sous une autre forme.
Et tout peuple qui refuse la servitude politique a raison. Tout peuple qui réclame ses droits est dans la vérité. Tout peuple qui refuse la tutelle affirme sa dignité.
La Palestine n’a pas besoin d’une tutelle :
Elle a besoin de sa liberté !

L’Impunité des Soldats Franco-Israéliens : Honte et Scandale d’État face aux Crimes de Gaza"

Marseillaises, Marseillais,
Nous voulons aujourd’hui parler d’un tabou qui érode les soi-disant valeurs de la société française, un sujet qui embarrasse les médias mainstream.
Aujourd’hui nous voulons dénoncer l’impunité des soldats franco-israéliens directement impliqués dans les opérations génocidaires à Gaza et exigeons l’ouverture immédiate, d’enquêtes indépendantes qui mettront devant leurs crimes, celles et ceux partis là-bas pour répandre le sang de Palestiniens innocents et ensuite revenir ici, en France, comme si de rien n’était.
Cette situation est une honte, un scandale d’État et une souillure absolue sur l’honneur de la justice française. D’ailleurs plusieurs organisations de défense des droits humains ont déposé, le 1er juillet 2025, une plainte devant l’unité des crimes de guerre du tribunal de Paris visant deux soldats franco-israéliens, sur la base d’enquêtes journalistiques et de témoignages alléguant l’exécution de civils non armés parmi de nombreux autres crimes.

Nous refusons la double lecture : d’un côté, on pointe systématiquement du doigt les Français d’origine maghrébine pour « double allégeance » ; de l’autre, dès qu’il s’agit de ressortissants français ayant servi dans l’armée génocidaire d’Israël qui tue activement et en masse, on invoque la souveraineté du régime colonial d’Israël, le statut militaire ou l’absence d’enquête locale pour fermer la porte à toute responsabilité.
Et pendant qu’on exige de certains une transparence absolue, une surveillance permanente et une suspicion continue, on refuse d’appliquer la moindre rigueur lorsqu’il s’agit de ceux qui reviennent des rangs de l’armée israélienne : pour les Maghrébins, la rigueur disparaît, remplacée par la stigmatisation, les procès d’intention et la caricature. Cette hypocrisie est intolérable et participe d’un régime d’impunité qui n’épargne pas les victimes palestiniennes, pire, qui les tue une deuxième fois.

La nationalité française doit être un lien de droits et de devoirs, pas un bouclier, pas une assurance de pouvoir commettre les pires exactions sans la moindre inquiétude. Quand des victimes ou des ONG saisissent la justice française, les autorités doivent garantir des enquêtes effectives, transparentes et indépendantes, en s’appuyant sur le principe de compétence extraterritoriale pour les crimes internationaux.
Nous demandons aux autorités judiciaires françaises d’agir sans délai et en pleine transparence. Mais comment ne pas poser la question suivante : comment une justice si prompte à condamner sur la base d’accusations fallacieuses d’“apologie” peut-elle rester muette, immobile et absente, lorsqu’il s’agit de personnes soupçonnées de crimes contre l’humanité, de crimes parfaitement documentés par des ONG et des journalistes ? Cette asymétrie judiciaire est une violence supplémentaire infligée aux victimes palestiniennes.
Nous appelons également la société civile et les responsables politiques à rejeter les discours racistes et les stigmatisations : accuser systématiquement les personnes d’origine maghrébine de « double allégeance » est une stratégie de diversion qui sert à éviter les vraies questions de responsabilité et de justice. Exiger compte et justice pour les Palestiniens n’est pas incompatible avec la lutte contre l’antisémitisme : c’est au contraire une exigence et une nécessité pour l’universalité du droit.

Enfin, nous exigeons donc : que la justice française ouvre et mène des enquêtes sérieuses sur les plaintes déposées, que la France cesse toute complaisance politique ou diplomatique qui aboutirait à l’impunité, que les médias et institutions traitent ces affaires avec la même rigueur que lorsqu’il s’agit d’accuser d’autres communautés, que la société refuse la stigmatisation ethno-religieuse et défende l’égalité devant la loi.
La vérité et la justice ne doivent pas être à géométrie variable. Tant que les victimes palestiniennes n’auront pas accès à la justice, nous continuerons à exiger que la France assume ses obligations internationales et que les responsabilités individuelles et institutionnelles soient établies.

PAS DE PAIX SANS JUSTICE !

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